L’accord de Paris



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La signature de l’accord de Paris constitue un grand tournant dans l’histoire de la politique internationale. Il s’agit d’un accord mondial ambitieux et équitable mais contraignant, sur le climat. Il prend en compte la politique nationale et internationale.

L’accord de Paris : qu’est-ce que c’est ?

Sur le plan universel, l’accord de Paris est le premier accord sur le climat. Il a été adopté le samedi 12 décembre 2015 à Paris, à l’issue de la 21e Conférence des Parties (COP 21). Il est entré en vigueur le 04 novembre 2016 et a été signé par 196 pays dont les États-Unis qui se sont retirés le 1er juin 2017. Il se base sur un principe selon lequel tous les pays concernés doivent, en fonction de leurs moyens réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il vise à renforcer les actions menées contre les effets du changement climatique, dans le cadre du développement durable et de la lutte contre la pauvreté. À cet effet, un budget de 100 milliards de dollars par an est prévu de 2020 à 2025, avec des transferts de technologie pour venir en aide aux pays en voie de développement. Ainsi, l’année 2018 a été retenue pour procéder à la première évaluation des progrès, puis à partir de 2020, une révision des contributions des pays se sera faite tous les 5 ans.

Quelques points retenus

Les États ont convenu à l’orée de l’accord de Paris, d’atténuer le changement climatique en réduisant les émissions polluantes. Ils se doivent donc de poursuivre les politiques en cours afin de contenir l’élévation des températures à 1,5º C pour ainsi limiter les conséquences du changement climatique sur l’environnement, et pour que la hausse de la température n’excède pas 2º C par rapport à l’époque préindustrielle. Ils se doivent également d’aboutir à une diminution rapide des émissions polluantes. Pour le faire, ils ont opté pour la transparence. Ils se doivent donc de s’informer les uns les autres, ainsi que le public quant aux progrès accomplis, et de garder un œil sur la progression des objectifs définis. Ils ont alors retenu de se réunir chaque 5 ans afin d’établir des objectifs plus ambitieux. Ainsi, ils doivent affermir leurs aptitudes à gérer les impacts du changement climatique, puis aider les pays en développement en contribuant au renforcement de leurs efforts d’adaptation, et en leur apportant un soutien international de façon continue.